COMMENT LA CRISE A FAIT ÉVOLUER LES ATTENTES DES FRANÇAIS EN MATIÈRE D'IMMOBILIER NEUF

Partager sur :
COMMENT LA CRISE A FAIT ÉVOLUER LES ATTENTES DES FRANÇAIS EN MATIÈRE D'IMMOBILIER NEUF

Sans surprise, après deux confinements, les Français cherchent avant tout un espace extérieur. Ainsi que des logements plus grands.

(BFM Immo) - Entre les confinements, le couvre-feu et l'essor du télétravail, les exigences des Français en matière de logement ont forcément évolué. SeLoger les a étudiées concernant l'immobilier neuf. D'après ce sondage*, il ressort que les primo-accédants sont particulièrement friands d'immobilier neuf. Ainsi 55 % des porteurs d’un projet d’achat d’un bien immobilier neuf sont des primo-accédants. "Toutes choses étant égales par ailleurs, sur le marché de l’ancien, ce sont 40% des acheteurs qui accèdent à la propriété pour la toute première fois", précise SeLoger. Leur part est donc plus importante dans le neuf que dans l'ancien.

Ensuite, sans surprise, les maisons ont le vent en poupe. 42% des acheteurs potentiels (que ceux-ci aient déjà prévu d’acheter un bien neuf ou qu’ils hésitent encore avec l’ancien) veulent en faire construire une. "La proportion de personnes voulant acheter une maison progresse même de 5 points depuis le mois de mai dernier" (où elle était à 37%), constate Sébastien Blanc, directeur marchés neuf et construire au sein du groupe SeLoger. 

 

Un espace extérieur avant tout

De manière générale, les Français interrogés (que leur projet soit dans l'ancien ou dans le neuf) ont revu la priorisation de leurs critères de recherche d’un bien immobilier et ils veulent avant tout un espace extérieur (balcon, terrasse ou jardin). Un critère devenu essentiel aux yeux de 23% des futurs acheteurs d’un logement (une proportion qui grimpe à 31% chez les futurs acheteurs dans le neuf). "Les recherches avec extérieurs augmentent, entre +10% et +41% sur SeLoger et Logic-Immo" par rapport à la période pré-Covid, précise Sébastien Blanc. 

Les Français veulent également plus d'espace tout court. Depuis le confinement de mars dernier, la superficie des biens recherchés est en constante augmentation. C’est particulièrement vrai pour les surfaces de plus de 100 m2 ou de plus de 150 m2, alors que les recherches pour les biens de 75 m2 ou moins diminuent.

SeLoger précise bien que le désir de logements plus spacieux, plus confortables et disposant d'un accès à un extérieur préexistait au Covid-19. "Mais deux confinements ont fait que ce désir est rapidement devenu un besoin, lequel besoin a plus de chances d'être satisfait si l'on achète dans le neuf plutôt que dans l'ancien".

Où les Français achètent-ils? 

Dans le neuf, les Franciliens ainsi que les habitants du Nord-est de la France tendent à orienter un peu plus leurs recherches vers le Nord-Ouest et le Sud-Est. Cette délocalisation de la demande n'est pas un exode urbain. "On ne peut pas véritablement parler d’exode urbain dans le neuf mais plutôt d’un phénomène futur de périurbanisation renforcée dans les dix principales villes de France : Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier et Nice", fait remarquer Sébastien Blanc.

 

Reste que les projets immobiliers dans le neuf sont encore essentiellement envisagés dans la région d’origine des futurs acheteurs: c'est le cas pour 83% des acheteurs en Ile-de-France, 87% des acheteurs du Nord-Est, 92% de ceux du Nord-Ouest, 93% des résidents du Sud-Est et du Sud-Ouest. 

*Etude Observatoire du moral immobilier réalisée par OpinionWay pour le groupe SeLoger du 12 au 24 novembre 2020, auprès d'un échantillon de 5.048 internautes en recherche active d'un bien sur SeLoger et Logic-Immo (37% de ces futurs acquéreurs sont des acheteurs neufs ou indécis, 12% des investisseurs locatifs) .